Mécanisme de l’odorat

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5 mars 2013 par tpequinet

    L’odorat est un des cinq sens et permet la perception des odeurs. Le nez, pourvus de nerfs olfactifs, est l’organe de l’odorat.

    Tout d’abord les molécules odorantes présentes dans l’air sont aspirées par le nez, puis elles pénètrent dans les cavités nasales et arrivent jusqu’à une zone sensible aux odeurs, formée de replis olfactifs : l’épithélium olfactif, dont la surface est comprise entre 2 et 5 cm2. L’épithélium olfactif est formée de cellules sensorielles qui sont recouvertes d’une couche de mucus olfactif, ce dernier empêche l’assèchement des cellules et permet de capturer les molécules odorantes. Ces cellules sensorielles sont des neurones, qui d’un côté sont prolongés par des cils sensoriels qui perçoivent les molécules odorantes, de l’autre par un axone (prolongement d’un neurone). La membrane de ces cils est constituée de nombreuses protéines réceptrices différentes, capables de reconnaître toute une palette de substances odorantes. Chaque récepteur est sensible à une molécule particulière. Ils peuvent détecter jusqu’à 10 000 effluves différentes, à des concentrations extrêmement faibles.

 (photo issue de google images)

    Dès qu’une molécule odorante entre en contact avec la membrane des cils, un signal se déclenche, ce qui provoque une série de réactions chimiques et électriques. L’ouverture des canaux à ions est déclenchée, les ions pénètrent alors dans la membrane qui se dépolarise. Cela produit des influx nerveux qui sont acheminés au bulbe olfactif par les axones (l’ensemble des axones constitue le nerf olfactif). Les axones traversent l’os ethmoïde, une lame osseuse perforée de petits trous, avant de se regrouper en glomérules dans le bulbe olfactif. Les axones des neurones olfactifs portant le même récepteur convergent vers le même glomérule. Dans les glomérules convergent aussi les axones des autres récepteurs olfactifs et des cellules mitrales qui vont assurer le transfert de l’information dans les autres zones du cerveau. Cette activation «géographique» se traduit ensuite par un motif spatio-temporel nerveux particulier au sein du bulbe olfactif et interprétée comme une odeur par le cerveau. Le bulbe olfactif reçoit les messages nerveux et effectue un traitement et un codage de l’information avant de l’envoyer à son tour aux structures supérieures du cerveau.

 (photo issue de google images)

    L’influx nerveux gagne alors le système limbique, où il entre en contact avec les zones affectées aux émotions et à la mémoire. C’est pourquoi une odeur peut déclencher une émotion, rappeler un souvenir… D’autres zones du cerveau sont ensuite activées, comme le cortex orbito-frontal qui constitue le centre de la prise de conscience de la perception et de la représentation de l’odeur, où le signal nerveux est associé à l’odeur.

 (photo issue de google images)

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